J’ai rencontré Robert il y a une quinzaine d’années — peut-être vingt — alors qu’il officiait comme guide au lodge de Tjuonajokk, en Laponie suédoise. Sa marque de fabrique, au-delà de ses qualités de guide, c’est sa bonne humeur permanente, son sourire indéfectible et un enthousiasme qui ne faiblit jamais.
Aujourd’hui, c’est lui qui vous emmène en Islande, dans l’un des canyons secrets de l’île. Pas pour traquer le saumon, mais la truite fario, dans une rivière qui s’est frayé un chemin à travers des coulées de lave et dont l’accès relève de la véritable aventure.
Mais quel régal, une fois au bord de l’eau, de pêcher ces farios énormes ! Une dernière chose : faites attention de ne pas avaler trois kilos de moucherons !
J’espère que vous n’avez pas le vertiges et de bonnes jambes… vous aller les solliciter !

Au cœur des hautes terres islandaises, nous découvrons une rivière qui semble intacte. Un endroit sculpté au fil des siècles en quelque chose de trop escarpé, trop étroit, trop sauvage pour avoir un sens. Vu d’en haut, cela paraît impossible. Vu d’en bas, c’est encore plus vrai.
Ce qui commence comme une descente prudente se transforme en tout autre chose. Des corniches étroites, des chutes à l’aveugle, et une eau qu’on entend bien avant de la voir. Et une fois qu’on est là-dedans, il n’y a pas de sortie facile. Juste avancer, bassin après bassin.
On pensait que les poissons seraient naïfs. Ils ne l’étaient pas. Chaque truite se tenait au fond. Chaque erreur comptait. Un faux pas, un mauvais lancer, et tout le canyon semblait se fermer. Alors on a ralenti. Changé de mouches. Pris du recul. Essayé de mériter chaque chance.

Et finalement, tout s’est mis en place. Non pas parce que c’était facile, mais précisément parce que ça ne l’était pas. C’est l’un de ces endroits qui ne semble pas réel tant qu’on n’y est pas.
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