L’ouverture : casse-bredouille !

Ça fait une semaine que c’est vraiment tendu, on a fait le tour des copains, regardé où on pourrait aller sans que ce soit un parking de supermarché… fait l’inventaire de tout ce qui pourrait nous manquer ou qu’il faut remplacer, on a le plein de bas de lignes, les soies sont propres, les moulinets roulent comme des horloges, on a la tenue impeccable qu’on a reçu à Noël, les boites à mouches sont organisées et rangées comme un défilé de petits soldats au 14 juillet, on a même fait les courses pour le casse-croûte. Bref, on est prêt et l’ouverture n’est que samedi… J’avais oublié le tic qui fait qu’on check la météo toutes les 5 minutes…

Mais… si ça ne se passe pas vraiment comme on veut ? Si les eaux sont légèrement teintées et plus fortes que prévues, si la météo printannière nous jouait un de ses tours favoris pour la mi-Mars, l’effondrement des températures ? Il va falloir s’adapter et parfois même un peu tricher si on veut faire du poisson… Bien entendu y’a toutes les nymphes qui imitent à merveille tous les asticots du monde… Mais il n’y a pas que ça…

Je me souviens d’une ouverture que j’avais faite quand j’étais moucheur débutant et que rien ne m’arrêtait. On était en Normandie, il faisait un temps de merde, froid, pluie, rivière haute et marron… bref, avec les mecs de l’APNLE (l’association de pêche où j’ai tout appris) on faisait triste mine et on pensait plus a regagner les voitures pour se servir un bon café sorti du thermos… Mais j’avais une botte secrète dans ma boîte à mouche, j’avais rapporté du Montana où j’avais débuté, des San Juan Worms ! Le truc qui ressemble à un vers de terre, et que tu peux faire passer pour une mouche !!! Le bonheur du braco ! Et ça a marché ! Une, deux puis trois truites, l’une derrière l’autre ! Pas des farios locales, des Arcs déposées avec amour par la fédé, mais qui faisaient mon bonheur de débutant ! Le putaingue de San Juan Worm, un vrai killer. C’était il y a plus de 30 ans, les perdigonnes n’avaient pas, à part quelques exceptions, traversées les Pyrénées !

Plus tard, je retrouvais mon Aveyron chérie, et là, alors que les eaux du Lot étaient encore hautes, j’ai mis en pratique ce que je faisais tout l’hiver en réservoir… Le Streamer ! Je voyais les mecs avec des morts maniés, sortir des truites voraces après des mois de baise reproduction… ni une, ni deux, je sors de ma boite un beau streamer en marabout, pas trop grand et comme à la noyée, hop, tu balance aval et tu strippes en étant bien sûr que ta « mouche » traverse tout la rivière… Ça n’a pas loupé ! Paf ! Pendu ! Et sur un beau poisson !

Alors voilà, ce qui peut peut-être vous sauver de la bredouille ou en tous cas vous occuper les doigts à l’étau avant le jour J. (la variante du San Juan avec une bille est parfaite pour les eaux tendues…) et un streamer présenté par Jean-Paul Dessaigne, c’est le top !

Pour le San Juan et le film sur la pêche aux streamers, : Carré = Sous-titres / Roue Crantée : Traduction automatique –> Français

San Juan Worm with bead :

Killer streamer :

How to perfectly fish with a streame !