POOR FRANCE !

Serrés comme des sardines dans leur boîte, les pauvres bêtes ne disposaient que d’un espace vital aussi réduit qu’une sauce trop cuite .Pourriez-vous vivre dans des conditions pareilles ? Je vous le demande un peu !. Les goujats qui les avaient rangés dans ces affreux cercueils huileux n’avaient même pas pris la peine de percer des trous d’aération dans le couvercle afin d’assurer une respiration élémentaire à ces animaux.La mort des pauvres bêtes fut certainement longue et pleine de souffrance. Un accident ? Non, Messieurs je vous l’affirme il s’agit bien là d’un assassinat pur et simple !

Vous dire l’état de colère et de frustration dans lequel je me trouvais alors, prendrait aisément l’espace complet d’un annuaire téléphonique de la Seine inférieure. Aussi je vous en ferai grâce.

Mais, connaissant votre probité et ayant entendu parler de vos « bras longs » dans le nouveau gouvernement, je vous serais gré d’user de cette influence pour que cesse enfin ce scandale qui ne pourrait que nuire à notre réputation de nation civilisée.

Sincèrement, votre : Gilles EDELAYNE

 

Cher lecteur assidu.

Étant actuellement très occupé à monter un dossier pour la défense des filets de maqueraux, nous nous trouvons dans l’incapacité de nous occupe plus de votre poignante histoire de sardines. Peut-être devriez vous taper aux portes bienveillantes de nos amis de Gobages.com qui, comme vous, adorent ces petites bêtes si charmantes et qu’il faut à tout prix défendre (Ah ! Que les choses étaient différentes sous l’ancien gouvernement !)