OCTOPUS ON A FLY.

Je vois d’ici nombre de nos lecteurs hocher la tête, signe infaillible de mécontentement : « Mais qu’est-ce que cette histoire idiote a à faire avec la pêche à la mouche ? ». À cela, je répondrai sans reprendre mon souffle : « Votre impatience et votre manque de confiance n’a pas de place dans notre cénacle d’esthètes, car cette courte introduction, brillamment écrite, n’était que pour revenir à un sujet qui fait aujourd’hui couler beaucoup d’encre : « Comment pêcher les pieuvres à la mouche ? »

De nombreux auteurs se sont penchés sur ce problème. Charles Péguy (1812 -1899) déjà écrivait : « Ô pieuvre endormie, où sont donc passés les caresses douces de tes tentacules ? »

Après des mois de recherches, d’études passées dans les plus grandes bibliothèques, nous sommes aujourd’hui en mesure d’apporter notre contribution à ce mystère.

Encore une fois, le grand Jules Verne nous indiqua la solution dont la simplicité n’a d’égal que la beauté.

En effet, tout le monde se souvient du passage du célèbre livre  » 20 000 lieues sous les mers « , ou une pieuvre géante (un véritable monstre) s’attaquait au sous-marin du capitaine Nemo.

La réponse était la. Les pieuvres à l’évidence, se nourrissent de sous-marins, inutile de chercher plus loin. Ensuite, il nous a suffi de monter une mouche imitation sous-marin en poils de cervidés (un jeu d’enfant) et le tour était joué. Quant à son efficacité, elle est indéniable. Sachez que pas plus tard que la semaine dernière, notre jeune collaborateur, Cyril, afin de tester ce prototype, fit un voyage à Dieppe où il captura, à l’aide de cette mouche, une adorable céphalopode femelle qu’il baptisa Geneviève, qu’il apprivoisa séance tenante et qu’aujourd’hui, il promène en laisse boulevard Saint-Germain dans l’admiration générale des parisiens, qui, la larme à l’oeil, murmurent : « Que c’est beau..Merci le Mouching »