Bon, c »est un film de propagande mais c’est pas comme si Riri, vous montrait comment il a monté sa canne, c’est Sage, et là, on est dans une autre catégorie que la canne à Riri, même si pour Riri, sa canne est la meilleure du monde, et pour cause, il l’a faite pour ses mains et avec ses mains, Riri. Et bien chez Sage, c’est un peu comme la canne à Riri, elles sont conçues avec amour, et à la main et c’est en main qu’elles ont été testées et c’est la main du testeur qui a fait connecter les sinapses de son cerveau, car c’est ainsi qu’on est fabriqué, nous les humains, nos mains envoient des informations à notre cerveau qui analyse les informations en fonction de ce qu’il connaît, de son histoire, de ce qu’il a connu, de ce qu’il ressent comme plaisir et comment ajuster la précision. Alors regarde toutes les mains et l’expértise et l’expérience de ceux qui fabriquent ces cannes.

La canne c’est un truc vraiment particulier, c’est toute une question de ressentis, une fusion d’information, une facilité naturelle ou une contrainte qu’il faudra amoindrir. La première canne à Mouche que j’ai acheté, je n’y connaissais rien, je n’avais jamais eu une canne à mouche en mains, depuis une vingtaina d’années je ne pêchais qu’à l’ultra léger. Et la vendeuse de ce fly shop de San Francisco dont j’avais poussé la porte, m’a écouté, m’a fait « essayer » des cannes alors que je n’y connaissais rien mais elle a compris ma manière de pêcher et mon ressenti. Je suis sorti de la boutique, fier comme Artaban avec un combo canne/moulinet Sage. Une graphite, 9’#5 en 4 brins. Une canne de débutant qui me convenait et nous nous apprivoiser l’un l’autre pendant les premières années. Elle était à ma main. Ou en tous cas ma main allait s’y adapter. Plus tard, c’était au club mouche que j’ai évolué, des heures de lancer, des dizaines de cannes essayées. Et puis c’était la mode de la pêche en réservoir, tu pouvais pas pêcher ailleurs en région parisienne, l’hiver. Et là, j’ai découvert une canne de folie pour l’époque, la Sage RPL 9’6#8, en 2 brins, une bombe qui te permettait de rêver d’envoyer ta mouche contre « la berge d’en face »… puis ça a été les RPL+, et j’avais trouvé ma canne, une Sage à MA main, mais autant pour la soie de 4, la LL me convenait, autant la ONE me convenait pour la soie de 5… et, plus de 20 ans plus tard la LL est toujours MA canne et la ONE, ça fait 15 ans que je la trimballe avec moi ! Bref, une canne, le plus important c’est qu’elle soit à TA main !

