Comment ne pas rendre hommage à Willie Colón ? Nous avons tourné, collé, chaviré, renversé, tant de fois sur ses chanson ! Willie Colón, le mauvais garçon de la Salsa New Yorkaise, le mec qui est arrivé du Bronx avec son trombone au début des années 70, alors que le Bronx était le cœur des dealers de schnouff et le décollage de la cocaïne, lui a choisi de s’éloigner de la culture des gangs et mélanger le jazz, le chachacha, la musique jibara et de lancer la Portorican Salsa de Nueva York et c’est comme ça qu’avec sa solide base de cuivre il s’est retrouvé avec les meilleurs, Célia Cruz, Ruben Bladés, Ismael Miranda, mais c’est surtout avec Hector Lavoé qu’il a révolutionné la salsa avec leur premier album, El Malo ! C’est comme ça et grace à lui et à la Fania Records que la Salsa est partie à la conquête du monde.
Je me souviens des années 80, ou dans une petite radio qu’on avait monté à St Rémy de Provence « S.I.S. Alpilles », on ouvrait les oreilles au son de New York alors que le Hip Hop balbutiait à peine et dans la boite de nuit qui nous servait de lieu de perdition « La Forge » on poussait les disques pour faire danser la nuit sous les rythmes salsa, combien de fois ai-je fait tournoyer les couples grâce à Willie Colón. Plus tard à Radio Nova, avec La Sono Mondiale, on arrivait toujours à le placer dans les bandes qui passaient la nuit pour faire rêver et chalouper Paris.
Et puis c’est pas par hasard si Bad Bunny, celui qui chante Nuevayol, lui a rendu hommage le soir de son décés lors d’un concert à Sao Paulo, en chantant : « Willie Colón, me dicen el malo, ey. Porque pasan los años y sigo dando palo », ce qui signifie « Willie Colón, ils disent que je suis mauvais, parce que les années passent et que je continue à frapper ».
Bon, assez raconté de conneries, c’est en dansant que ça se passe ! Vas-y, télécharge ces Mixtapes, avec MediaHuman, et joue les à fond les ballons, tu peux boire du rhum et danser toute la nuit, on lui doit bien ça! ¡Gracias por todo, Willie!
C’est bon, vous pouvez vous coucher…

