La Jordane, dans le Cantal !

Ce matin, il faisait encore une chaleur de bête et un œil à moitié ouvert vers 6 heures du matin, je me suis dit, « tiens, je vais profiter de la fraîcheur matinale (20C°) pour lire la presse internationale » et digérer la gueule de bois que nous ont filé la formidable équipe d’Espagne à la Coupe du Monde… J’ai donc ouvert le New York Times et dans les gros titres était le Tour de France, dont je me contrefous un peu si ce n’est pour voir de beaux paysages ou quand il traverse « nos régions » (vous savez, celle où on roule les « R », comme l’Aveyrrrrrron, l’Auverrrrrgne, la Lozèrrrrre, le Rrrrrrrouerrrrrrgue…) et qu’elle ne fût pas ma surprise, ils parlaient justement du Cantal ! (qui n’a pas de RRRRR, mais qu’on aime quand même comme un frère) Et là, les paysages grandioses, les montagnes magnifiques, les efforts valorisants, tout encensait LE Cantal quand tout d’un coup : Patatras ! Catastrophas ! Nous ne sommes pas à la hauteur !!! Mais à la hauteur de quoi ? De quoi s’agit-il ? Et bien de l’hotelerie ! Notre égo prend un sacré coup dans les dents… en deux mots, c’est crade, pas confortable, les hotels sont dignes du 19e siècle etc.

Ah, les standards « Américains » doivent règner internationalement ! Et nous, c’est celà que l’on aime, les hotels « pourris » mais pleins de charme où le patron fait ce qu’il peut pour rester à flot, la cuisine est parfois simple et honnete, souvent le genre d’hotel où quand tu dis que tu vas faire « le coup du soir » on te laisse une assiette au frigo, ou on te dit où  »on a mis les clefs » quand tu arrives au milieu de la nuit, bref, la vraie France, pas celle des chaines hotelières insipides et toutes standardisées, le genre d’hotel dont tu te souviens, car ce qu’il te restera, quand tu seras vieux, ce sera les souvenirs des trucs de ce genre, de la tête de veau que t’a bouffé au Rendez-vous des Pêcheurs, sur le bord de la Truyère, bref ce qu’on aime c’est l’EXTRA-ORDINAIRE, pas la bouffe de Maqueue Donald qui a le même goût sur la terre entière ou l’hotelerie où les piaules ont la même gueule avec une vue sur le même parking que tu sois à Cucuron les Olivettes ou à Kuala Lumpur !

Donc voilà la traduction d’un extrait de l’article du Times, comme on dit, Magnus Cort, le cycliste Danois, écrit :

« Il a une vue incroyable et il a l’air plutôt sympa de l’extérieur », a-t-il dit à propos de l’hôtel, situé près du sommet du Lioran, l’arrivée de l’étape de mardi, un hébergement où il avait déjà séjourné.

« Mais en réalité, c’est l’un des pires endroits où j’aie logé. Cette fois, ce n’était pas complètement trempé, et il n’y avait qu’une légère odeur de moisi. On a aussi eu le luxe d’avoir du papier toilette sec. J’avais un lavabo dans le placard, ce qui était pratique pour éviter de monter et descendre deux étages pendant la nuit. C’est difficile de dire beaucoup plus de choses positives sur cet endroit.

« C’était sale, sans climatisation et sans WiFi. Ça avait beaucoup (trop) servi, avec plein de trucs cassés comme le porte-papier toilette et le pommeau de douche. Même si c’était mieux que la dernière fois, ça ne mérite toujours qu’une étoile sur sept. »

Bon, tout ça c’est bien beau, mais nous, notre truc, c’est la pêche à la mouche ! Et dans le Cantal, il y a la Jordanne et on s’en beurre de là où l’on dort du moment qu’on peut aller y tremper nos mouches entre copains ! (Et se taper un putaingue de casse-dalle avec du Salers et du bon jambon !)

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