Le Tarn de sa source à Millau, c’est une des plus belle rivière du monde (et paf !), mais hélas, cette année… elle a souffert de la chaleur, de la sécheresse et sans doute aussi de la pression touristique. Et c’est vrai qu’à part des coups du soir pratiquement à la nuit, sur de beaux sédges, si tu ne pêchais pas à la nymphe, tu pouvais te brosser pour faire du poisson ! Mais, la pêche à la mouche, telle qu’on l’entend au Mouching, est-ce vraiment prendre absolument du poisson, quoi qu’il en coûte ou quoi qu’il en soit ? Pas sûr… En tous cas cet été, si je suis allé pêcher sur le Lot (régulé par les barrages) et le Tarn, je n’ai pas mis un coup de fil dans l’Aveyron qui passe au pied de la maison où sur les rivières et ruisseaux d’Aubrac que j’affectionne particulièrement, car il fallait, vu le niveau et la température des eaux, foutre la paix aux poissons !
Alors que nous reste-t’il pour nous consoler ? Le bonheur de la contemplation ! Hier, je me baignais dans un « gourg » ou un pool, comme dirait les anglais, sur le Lot, en amont de Saint Côme. Et à la vue des rochers qui sont habituellement sous l’eau, et ce malgré les lachers d’eau de monsieur et madame EDF, j’étais tout d’un coup rempli du sentiment de bonheur de ne rien faire, d’être là, au frais, alors que le thermomètre annonçait 41,8°C (le record de l’Aveyron ce jour là), je sentais les sous-bois, l’odeur des chênes et des hêtres, celle des buis. Sur les cailloux, j’observai un cingle, qui m’offrait un spéctacle fascinant. Je me suis souvenu être venu filmer ce même endroit lors de « L’Aveyron du Nord au Sud » et nous avions vu une Genette, que nous avions pris pour une loutre.
Je me suis souvenu de toutes les fois où j’ai profité de la vue, sans toucher à ma canne, juste à être reconnaissant de pouvoir être le témoin d’une faune et d’une nature que peu ont la chance de pouvoir apprecier.
Alors, j’ai trouvé ce film de Théo Bonnefous, sur le Tarn avec le cincle plongeur, le vautour, le castor, le mouflon, la loutre… tous ceux que l’on peut observer quand on va pêcher.
Allez, j’espère que vous ne ralez pas trop d’avoir pris votre carte de pêche cette année. Bon baisers du bord de l’eau !
Bon, moi je vais encore piquer une tête !
En cette fin d’été, je suis parti descendre la rivière Tarn en Lozère aux côtés de Clément, batelier des gorges, qui connaît cette vallée comme le fond de sa poche. Ensemble, nous avons descendu ce cours d’eau protégé au cœur de paysages spectaculaires.
Dans cette vidéo, je passe ensuite plusieurs jours sur le terrain pour tenter de documenter la vie sauvage que la plupart des gens ignorent, tôt le matin et tard le soir, au bord de cette fantastique rivière protégée. Les affûts furent parfois difficiles et les animaux discrets, mais la situation a fini par se débloquer…
Un immense merci à Clément pour son temps et sa connaissance incroyable de la vallée.

